Dodging bullets while you're trying to find your way - PV Lucia Holland ♪

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Masters
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MessageSujet: Dodging bullets while you're trying to find your way - PV Lucia Holland ♪   Jeu 25 Déc - 18:11

VOTRE TITRE

Arrivée à l'université
Ft. Lucia Holland

J'y étais. Enfin. Tout était fini... J'étais enfin débarrassé de cette vie misérable, où j'ai enchaîné malheur après malheur. En fait, je ne sais pas trop comment situer le truc. Certes, c'était peut-être fini la souffrance, je le sentais au plus profond de moi, peut-être que j'allais arrêter d'être triste ? Peut-être que finalement, je pourrais m'épanouir ? Non. Pas après cette nuit. Clamence dans la Chute, disait clairement que le bonheur n'existait pas. Je préfère dire que le malheur existe. Même s'il n'y a pas de négation, et que cela affirme bien plus quelque chose qui se révèle de négatif, je trouve ça malgré tout optimiste. Enfin, pour quelqu'un qui n'a connu que peu le bonheur dans sa vie, ça peut presque paraître normal et complètement logique.

Et j'attendais. J'étais sur la route de Tokyo. Longue. Voilà ce que j'en tirais de mon voyage : c'était long. Je n'étais pas impatient, loin de là, mais je détestais attendre. Surtout quand je savais à quoi m'attendre. Bon, ceci dit, je ne savais pas à quoi m'attendre, mais j'avais une idée sur l'inconnu qui m'attendait. Je sais, ce que je dis est dénué de sens. Les philosophes des lumières iraient plus loin en disant que je n'étais qu'un idiot profond. Je déteste être rationnel. Sans doute pour ça que je n'ai jamais vraiment eu plus de quatorze en sciences, à l'école. Mais je m'égare. J'étais donc sur le chemin de cette université. J'avais un petit papier, avec un nom, une adresse, mais le problème était que je ne connaissais pas Tokyo. Pas le moins du monde. Et franchement, ce n'était pas spécialement le genre de ville dans laquelle je voudrais vivre. Trop grande, trop bordélique, mal organisée, tout en l'étant.

Que faire, en attendant ? Attendre. Je pense que j'allais dormir dans la rue, avant d'arriver dans ce pensionnat. Je me voyais quand même vachement mal débarquer à deux heures et demie du matin, sonner à la grille et dire "salut, j'ai tué ma copine avec des pouvoirs magiques, on m'a dit que j'pouvais venir ici, vous pouvez me laisser entrer que je squatte ?", avec un gros sac d'affaires et une guitare électrique sur le dos. Alors oui, je n'aurais sans doute jamais dit ça mot pour mot, mais c'est l'interprétation normale que quelqu'un de normal aurait entendu, et je m'y voyais franchement mal. Je pouvais pas dire que j'avais fugué ça aurait fait bizarre. Et c'est là que né ma contradiction : on me propose de venir, mais j'ai peur de me faire refouler. Alors, j'attends. Ceci dit, avant d'attendre, il fallait que je trouve. Et évidemment, j'arrivais, selon moi, tard.

Il devait bien être seize heures, à peu près... Et je ne savais pas par où commencer. Je demandais bien aux gens, mais comprenez qu'avec ma dégaine de métalleux anarchiste asociale hardcore qui se taillade les veines pour marquer Judas Priest sur son corps, je ne risquais pas d'attirer la foule. Que je déteste cette société de merde. Il y avait bien quelques vieux qui m'indiquèrent finalement un chemin que je comprenais mal, dans le sens où cette ville ne me disait rien, mais sinon... Je me repérais vaguement après avoir utilisé les derniers sous que j'avais pour manger des onigiris ; le vendeur était d'un désagréable : il me prit l'argent d'une manière assez brutale, et il allait même oublier de me rendre la monnaie. Il avait franchement de la chance que ses onigiris soient bons : s'ils avaient eut l'odeur de poubelle défraichie comme la plupart des bars nippons des grandes villes, je sens qu'il aurait compris la douleur d'une paire de paraboots coquée, et acier renforcé dans le cul. Me disant au revoir en me crachant dessus, presque, je décidais de me mettre dans un endroit sombre, à l'abri des autres.

Je finis par m'asseoir dans une petite ruelle. Mes para me faisaient mal. Je venais de les acheter, elles n'étaient pas faites, résultat, elles me faisaient mal aux pieds. Et dites-vous que c'est à cause de ça que j'ai commencé à avoir des ennuis. Après avoir mis une bonne dizaine de minutes pour les retirer (woaw, seulement ? Mais comment fait-il ? - Ouais, ben, j'aimerais vous y voir, tiens), je les tapais contre le mur, pour qu'elles se cassent un peu, pour que le cuir se fasse plus vite. Et comme je le disais, les ennuis arrivèrent. Des kékés, des blaireaux, des pauvres cons qui ne savent que débouler "wesh, bâtard !" à longueur de temps... Un d'eux s'approcha de moi et me demanda avec un ton simplement moqueur :

« - Vas-y, j'ai paumé mon téléphone, mes potos ont plus de batteries. Tu m'prêtes le tien ? »

de haut en bas, je le regardai, un air sans doute blasé et déprimé à la fois. Il voulait sans doute me voler mon téléphone, fallait pas être Sherlock Holmes pour le déduire. Puis, je me levai, et je regardais cet "ado rebelle dangereusement" qui se tenait devant moi. Je levais un peu les mains, avec ce même air dépité, désespéré, même, en lui disant.

« - J'en ai pas. Et si tu ne me crois pas, fouille-moi. »

Alors qu'il s'apprêtait à mettre sa main au niveau de mon dos, - m'enlaçant soit dit-en passant d'une manière que je n'aurais sans doute pas qualifier de sexy, et d'une manière assez astucieuse pour ne pas me toucher - , pour une raison que je ne saurais expliquer, mon genou se leva, et arriva pile dans le nez de cette espèce d'énergumène. Les deux autres voulurent l'assister, mais... En fait, tout devenu flou, dans ma tête... Je voulais être tranquille, mais j'avais besoin de me défouler. Et en chaussettes, je risquais de faire sans doute sensations, face à des mecs qui avaient sans doute sur eux, des canifs et je ne sais quoi d'autre. Un d'entre eux en sortie un, justement, mais ça se voyait qu'il ne l'avait jamais réellement utilisé : il tremblait comme une feuille, et le tenait, la lame vers le haut.

Alors que je continuais à lyncher le pauvre mec, à gros coup de poing en plein poire, un de ses deux pote finit par réagir et me bouscula, tentant de me mettre à terre. Le même blaireau avec son couteau n'avait rien. Je n'avais pas de peine à la repousser à gros coup de tête dans le pif, et derrière, au lieu de tuer purement et simplement l'homme à la lame, je le désarmai. Ce moment de gloire ne dura pas, car derrière, ils me mirent à terre. Le premier se vengea à grands coups de pied dans le ventre. Mais à aucun moment, ils ne récupérèrent leur couteau. Ils finirent par s'arrêter, mais non par pitié. Leur attention était détournée par quelque chose d'autre, sinon, croyez-moi qu'ils auraient continués. Un d'eux s'avança, et j'en profitai pour ramper discrètement vers le couteau qui était tombé précédemment. Ça ne prit que quelques secondes. Le couteau dans mes mains, son talon d’Achille devant moi, je pense pas vous faire un dessin. Mais en tout cas, l'image d'un pied qui se penche en deux et qui tombe devant soi, c'est... Impressionnant.

Je me jetai sur le corps du premier, et je mis son couteau sous sa gorge. Enfin, celui de son pote, mais bon, vous avez compris. Ses deux potes étaient en recul, je me fichais du reste. Un sourire se dessinait se dessinait presque sur mon visage. Le stress, l'envie de tout massacrer autour de moi, remontait. J'en pouvais plus. J'avais l'air.. Enragé, déchaîné, même, qu'elle disait, euh... Comment elle s'appelait, déjà ?


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Guardians
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MessageSujet: Re: Dodging bullets while you're trying to find your way - PV Lucia Holland ♪   Ven 26 Déc - 12:02


   Dodging bullets while you're trying to find your way ~
       
       
       
   


  Le réveil sonnait, la nuit avait été bien trop courte et on pouvait le voir grâce à ces vilaines poches qui enlaidissaient mon visage. Je me regardais dans un grand miroir, placé dans ma salle de bain. Je ressemblais vraiment à un zombie, je me frottais les yeux peinant à les garder ouverts. Trainant des pieds, le silence régnait ! Mise à part moi il n'y avait personne dans mon studio, peut-être qu'une présence animale serait la bienvenue pour accompagner mes journées. Le temps de me faire couler un bon bain chaud, je prenais une tasse de thé, rêvassant sur la terrasse. Je regardais les gens passer, ils étaient bien matinaux à courir dans les rues sans se soucier du monde autour. Sans plus attendre, je sautais dans mon bain, prenant le temps de me réveiller ! Je ne tarderais pas à être en forme, prête à passer une nouvelle journée. Aujourd'hui, c'était repos ! J'avais déjà passé plusieurs jours en studio pour enregistrer des chansons et l'épuisement était présent. Etre chanteuse n'était pas de tout repos, entre les rendez-vous pour faire de la promotion, les shooting photo et les enregistrements, je méritais bien une journée de repos ! Pour une fois, flâner en ville, sans se soucier du travail !

Près d'une heure après, je sortais de mon bien, la serviette enroulée autour de mon corps me rendant dans mon dressing pour trouver la tenue adéquat de la journée. Je revêtais de longs collants surmontés par une jupe. Un haut en dentelles que je recouvrais par un long manteau pour me protéger du froid de l'extérieur. Sac à la main, j'étais fin prête à sortir.

Dans la rue, mes talons résonnaient et je déambulais seule dans la rue jusqu'à trouver une zone commerciale. Ce qui était excitant c'est que je n'avais rien prévu aujourd'hui donc je me laisserais surprendre par les éventuelles péripéties. Je n'avais pas eu le temps de marcher 200 mètres quand un petit groupe de personnes s'avança vers moi pour me demander de prendre une photo avec eux ainsi que des autographes. J'avais à peine 18 ans que déjà j'étais un petit peu connu en ville, je n'étais pas contre le succès mais je ne voulais pas prendre la grosse tête. Je voulais rester simple et naturelle.

Je parvenais à continuer ma route, j'abordai les ruelles avec un grand sourire aux lèvres, comme réjouit d'aller faire les boutiques. Des robes, de nouveaux tissus, des bijoux, j'achetais de quoi refaire ma garde-robe en vue d'un nouveau shooting photo. Il devait être aux alentours de seize heures quand je sortais des boutiques. Ravie jusqu'ici, je fus subitement prise de maux de tête. Dans la douleur je rapprochai mes mains contre mes oreilles pour éviter d'être en contact avec le bruit. Mon pouvoir, qui consistait à maîtriser les sons environnants était en liaison directe avec mon ouïe développée. J'entendais tous les bruits, les gens parler, ce qui provoquaient très souvent chez moi des maux de tête.

Mais cette fois-ci les bruits que je pouvais entendre n'étaient pas commun à ceux de la ville. Je pouvais entendre le son d'une agression, des cris, des lames qui tombent au sol, c'était très perturbant et cela devait sans doute se passer non loin d'ici. Curieuse et à la fois affolée, je suivais les sons arrivant discrètement dans une petite ruelle, je restais en retrait analysant la scène.

Je ne m'étais pas trompée, non loin du centre-ville avait lieu une agression, je voyais quatre hommes et il n'était pas difficile de comprendre qu'ils étaient trois contre un. Je ne savais pas comment agir, il m'était interdit d'utiliser ma magie dans les rues, surtout que j'étais considérée comme une civile. Un homme au sol, un couteau en main menaçait un des trois agresseurs, je ressentais en lui de la colère et une étrange aura. Oui, il n'y avait pas de doute, c'était un mage ! Et il n'était sans doute pas ici par hasard, mon rôle de Guardian était de le ramener jusqu'à Gotaï où tous les mages sont formés.

Alors sans hésitation, je ne pouvais pas laisser un autre magicien en danger, je sortais de mon sac une bombe de lac pour les cheveux, j'avais toujours ça sur moi,au cas où je me faisais agresser. A pas feutrés, je m'avançais lentement vers les deux autres hommes en retrait, les appelant pour qu'ils se retournent, je vidaient furtivement ma bombe de lac sur leurs visages.

Evidemment, ils hurlaient, se tordant de douleur mais je n'y prêtais pas grande attention. Je rejoins ensuite l'homme au couteau pour le convaincre de ne pas poignarder l'agresseur.

Bonjour, vous devriez poser ce couteau, on ferait mieux de partir d'ici, vous ne pensez pas ?

Je lui parlais d'une voix douce et claire pour le dissuader de poignarder l'homme . Mon but, maintenant était d'accompagner sans encombre cet homme jusqu'à l'Université.
   
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Masters
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MessageSujet: Re: Dodging bullets while you're trying to find your way - PV Lucia Holland ♪   Ven 26 Déc - 15:47

VOTRE TITRE

Heureusement
que c'est fini...

Et tremblant encore, la lame sous la gorge du mec, qui avait l'air terrorisé, les deux autres se mirent à hurler. Je ne bougeais pas. Je ne le pouvais. J'étais beaucoup trop paralysé par... Les images, qui me revenaient dans la tête étaient principalement celle de la semaine dernière, quand tout avait sauté. Quand j'avais implosé tellement toute cette histoire qui m'a emmené dans cette ville me semblait aberrant. Ce liquide chaud qui sortait de mes yeux. Des larmes. Des larmes de rage coulèrent le long de mon visage, et une entaille sur la gorge du pauvre gars se faisait remarquer à peine. Mais il saignait. Rien de grave, il n'est pas mort. Enfin, je pense. Mon bras tremblait toujours, et quand les deux autres gus firent scapa via, j'entendis cette fille. Bourrée de certitude... Non pas dans l'intonation, non, sa voix était douce, agréable, même apaisante. En revanche, c'était l'intention claire qu'elle cachait derrière, de laisser ces mecs partir...

« - Bonjour, vous devriez poser ce couteau, on ferait mieux de partir d'ici, vous ne pensez pas ? »

Oui. Elle avait raison. On devait y aller... Je me relevais doucement, avec du mal, malgré tout. Les coups qui m'avaient été donnés furent fatals, pour moi. Je me mit à tousser violemment, et je pliais la lame du couteau, que je gardais. C'était un couteau papillon. J'ai toujours été fan de ce genre de couteau. Au moins, cette journée m'avait apporté du bon. Je me posais, laisser la racaille partir avec ses deux confrères blaireaux, puis je m'adossai contre le mur. Ma guitare, qui y était posée tomba par terre, mais pas d'une manière violente. Puis, pour le nombre de fois que cette Ibanez est tombée, de toute façon... Je prit mes paraboots, tremblant un peu, je peinais à essayer de les mettre à mes pieds. Je la regardais, dans les yeux, de mon regard sans doute attristé... En fait, je détestais demander service aux autres, encore plus pour un truc aussi simple... Je lui demanderais bien en dernier... Cette fille... Même si elle ne m'inspirait rien de bon, aux premiers regards, je la trouvais bien...

La vie m'avait apporté cette fille, à ce moment précis. Lucia ! C'est ça, je m'en souviens, elle s'appelait Lucia. Bon, je l'ai appris après, mais voilà. Si je devais vous la décrire elle ressemblait à... On va dire, toutes ces pouffes qui s'habillent comme leurs idoles et qui cherchent à attirer l'attention. Bon, certes, même si ce n'était pas la première fois que je voyais une fille aux cheveux roses, son style vestimentaire n'avait pas l'air... Comment dire... Différent. Disons que je rêve constamment de personnes différentes. Ce qui me fait d'ailleurs, bien souvent défaut. Mais passons. Imaginez une fille avec un manteau, une jupe, des collants, et des cheveux roses. Mais long. Et un sac à main. Brûlez les sacs à main, s'il vous plaît... pensez aux pauvres animaux qui... Bon, OK, mes bottes sont en cuir, mais même, ce n'est pas une raison. Le cuir se prélève sur des animaux en masse, les crocos, y'en a bientôt plus. Mais on s'éloigne du sujet.

Je m'étais posé quelques instants. J'admire, soit dit en passant, sa patience de m'avoir gardé le temps que je me remette de ma petite et anecdotique mésaventure. N'empêche que je faisais pitié... Et j'étais devant elle, et je me mit à ricaner, non pas envers elle, mais envers moi-même... Et je commençais à pleurer. Mais sans vouloir le montrer. En fait, mes larmes coulaient toute seules. J'essayais de garder le sourire, et avec cet air simplement dépité, je lui demandais avec le plus grand malheur de la Terre...

« - Est-ce que... Humph... Tu pourrais m'aider... à mettre mes pompes, s'il te plaît ? »

Ça se voyait que je n'étais pas en état du tout. Mais elle, n'avait pas besoin de ça, non. Elle n'avait pas besoin de voir mon état déplorable pour me dire clairement qu'elle n'était pas là, de base pour me tirer d'affaire, enfin si, mais.. Je m'exprime mal. En gros, quand elle m'a vu, elle a eu un intérêt. Sinon, elle n'aurait pas tenté de m'aider face aux deux autres bonshommes. Non, elle allait sans doute pouvoir m'aider. Sérieusement, vous en connaissez beaucoup, vous, aujourd'hui, des personnes qui vous aideriez alors que vous êtes en train de vous faire agresser ? Et surtout qu'elle était une femme. De plus, elle n'avait pas l'air d'être bien âgé, elle n'avait sans doute même pas la majorité nippone. Mais elle devait en être proche. Elle devait avoir bien quoi, 18 ans ? M'enfin. Ici, même un gosse de 14 ans peut avoir une villa avec piscine.

Mes larmes s'estompèrent, et je commençais enfin à me reprendre peu à peu... De toute façon, je le devais : je n'allais pas marcher en chialant devant tout le monde en pleine ville. Selon moi, ça ne se fait pas, et je ne voulais pas attirer de soucis à Lucia. Je me demandais quand même... Pourquoi quand j'étais proche d'elle, je... Ressentais quelque chose de proche de ce que je ressentais quand j'étais avec cet homme. Celui qui m'a aidé à tuer Sho et ... Enfin, je pense que si je devais exposer ce que je faisais avec ma voix, que je chante ou non, d'ailleurs, à cette fille, je ne suis même pas sûr que ça la choquerait. D'ailleurs, je suis même sûr qu'elle comprendrait ce que j'avais, mais... J'étais trop épuisé pour lui montrer...

« - Vous pouvez m'emmener dans un endroit calme... S'il vous plaît ? J'ai un truc à vous montrer, madame... comment ? »


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MessageSujet: Re: Dodging bullets while you're trying to find your way - PV Lucia Holland ♪   Sam 27 Déc - 13:57


Dodging bullets while you're trying to find your way ~





Je ne détachais pas mon regard du jeune homme, qui me semblait un petit peu plus jeune que moi bien que son comportement pouvait surprendre, il avait une certaine maturité et le courage que même certains jeunes adultes ne possèdent pas. Mes yeux, plissaient me donner un air très sérieux dans cet affaire. Je ne pouvais pas perdre ce magicien et risquer qu'il passe quelques jours en prison pour avoir tué un voyou qui n'en vaut pas la peine. Justement, le mécréant me regarder, avec un air de chien battu comme me suppliant de convaincre le jeune homme aux yeux couleur pourpre de le laisser partir. Vous m'auriez vu, tellement convaincante avec mes sacs de shopping dans les mains... Je n'avais pas l'air très intéressée par cette histoire et pourtant il était primordial que je ramène le jeune homme à l'Université !

Mes paroles avaient fait de l'effet, après quelques longues et pesantes secondes, il se releva, l'air blasé et affaibli par des blessures pour finalement laisser s'enfuir l'agresseur qui ne mit pas plus de 5 secondes pour rejoindre ses deux camarades, déjà prêts à fuir le plus loin. Sans prononcer le moindre mot, le jeune mage s'adossa contre un mur, me regardant avec peine. Je le regardais aussi, sans expression particulière. Je ne savais pas trop quoi faire, à près tout je ne le connaissais pas.

- Est-ce que... Humph... Tu pourrais m'aider... à mettre mes pompes, s'il te plaît ?

D'un hochement de tête, je me rapprochais de lui, déposant avant tout mes sacs au sol. Je l'aidais à remettre ses chaussures. Je faisais comme si de rien n'était mais je voyais bien qu'il était en train de pleurer, sans doute à cause de ce qui venait de se passer. Mais très généralement, les étudiants à Gotaï ont la plupart du temps un passé très douloureux. Cela ne m'étonne pas qu'ils aient une psychologue de grande renommée dans l'établissement... Tentant de le rassurer, j'abordai un léger sourire.

- Vous pouvez m'emmener dans un endroit calme... S'il vous plaît ? J'ai un truc à vous montrer, madame... comment ?

Heureusement les larmes s'estompèrent, il semblait reprendre lentement ses esprits. Ca avait du être choquant pour lui de vivre ça, je ne m'imaginais pas souvent que de tels incidents puissent arriver en pleine journée dans des grandes villes comme Tokyo. Bien que c'était une petite ruelle, il y avait toujours des gens qui passaient mais personnes n'a le courage d'intervenir ! C'était quand même révoltant...

Oui, allons-y. Heureusement qu'il n'y a pas que des gens comme eux dans les rues de Tokyo... Tu es nouveau par ici ? Je vais prendre tes affaires.

Devant son épuisement, je fus contraire de l'aider. Mais c'était de bonne volonté ! J'avais toujours été éduqué à aider mon prochain lorsqu'il est en difficulté. Je marchais lentement à côté de lui. Nous ne pouvions pas aller bien vite à cause de ses blessures.

Au fait, je m'appelle Lucia Holland. Je suis chanteuse dans le coin. Et toi, c'est quoi ton petit nom ?

Je me permis de le tutoyer, en fait je ne faisais jamais à ce genre de chose, superficiels selon moi. Pour le moment je niais l'existence de l'Université et je ne voulais pas d'emblée lui dire que j'avais aussi des pouvoirs. Et pourtant, je marchais directement en direction de l'Université, pas très loin d'ici.

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MessageSujet: Re: Dodging bullets while you're trying to find your way - PV Lucia Holland ♪   Sam 27 Déc - 15:41

VOTRE TITRE

Il n'y en aura pas
deux des comme ça...

Elle m'avait aidé à remettre ces chaussures, finalement, aussi compliquées à enfiler aux pieds, soient-elles. En fait, elle avait l'air... vide. Ouais, c'est ça. Non, pas les chaussures, je parle de Lucia. C'était une personne vide, elle n'avait, aux premiers abords, pas d'âme, mais je ne compris que bien plus tard pourquoi elle se comportait comme ça. Comment ça, comme ça ? Elle avait l'air de n'afficher aucune réaction. Aux premiers abords, comprenez bien mon étonnement, qui... Finalement n'était pas tant posé, étant donné que cela ne me faisait ni chaud ni froid de la voir à mes côtés. Bon, j'étais content qu'elle veuille m'aider, mais je n'arrêtai pas de me demander ce qu'elle savait sur moi, ou ce qu'elle me voulait. Et pourtant, je ne suis pas connu pour être parano, mais là, je dois bien avouer que ça me perturbait.

Et sous ma hantise de retrouver des gens que je ne pouvais pas me voir, j'en oubliais la gentillesse infinie de cette demoiselle, qui m'adressa un sourire doux et chaleureux... Je pourrais vous en dire des choses, sur son sourire... Il était réconfortant, chaud psychologiquement parlant, doux, agréable. Ce sourire, mille fois j'aurais voulu le revoir. Et c'est là que je pris conscience que ça ne servirait à rien d'être triste. En effet, malgré les horreurs qu'on nous fait subir, il y avait bien des gens, comme Lucia, qui nous souriaient, et qui nous faisait de nouveau tomber amoureux de la vie. Non pas d'elle, nécessairement, mais vraiment... De la vie, simplement. Ce genre de choses qui nous font chaud au coeur, qui nous font voyager sur un nuage... Il ne manquerait plus qu'elle réalise ce que je lui ai demandé, c'est-à-dire, m'emmener dans un endroit calme, et croyez-moi que dans l'heure, je l'aurais épousé... Bon, j'exagère un peu, certes, mais bon. Comprenez mon engouement... Non ? Bon, d'accord....

Bref, je me levais. Lentement. J'avais mal au dos, plus de cotes, je peinais à marcher, et à prendre mes affaires. Je soufflais un coup, puis je l'entendis me dire.

« - Oui, allons-y. Heureusement qu'il n'y a pas que des gens comme eux dans les rues de Tokyo... Tu es nouveau par ici ? Je vais prendre tes affaires. »

J'acquiesçais bêtement, n'ayant pas encore la force de parler. Je voulais répondre, mais non. Je m'abstins. Puis je marchais. Du moins, j'essayais. Je titubais, comme un papy atteint d'un cancer en phase terminale. Oui, j'aime exagérer, vous n'aviez pas compris ?

Nous marchions lentement. Très lentement. Et c'était tant mieux. J'avais déjà pas mal de blessures comme ça, ce n'était pas non plus pour en rajouter et me faire mal en marchant. Non mais. Fallait pas abuser non plus. Enfin bref, je me mis à marcher à ses côtés, et c'était elle qui avait mon sac et ma gratte... Enfin... Mon sac avec un bordel monstre et ma gratte. S'il y avait encore deux cordes sur celle-ci une fois arrivée où je devais aller, ce serait un miracle (en plus des coups qu'elle avait prise). Sa voix. Elle était douce. Cela m'étonne encore que j'ai eu du mal à ne pas m'en souvenir. M'enfin, aujourd'hui, de toute façon, j'oublie le nom de tout le monde. Et surtout que je vous en ai parlé avant même qu'elle me dise son nom. Et justement ? Elle prit la parole une nouvelle fois, et pour me dire quoi ? Devinez !

« - Au fait, je m'appelle Lucia Holland. Je suis chanteuse dans le coin. Et toi, c'est quoi ton petit nom ?

- Mon petit nom, oui... Appelle-moi Katsu... »

Oui, morceau de viande. Je lui demandais à ce qu'elle m'appelle littéralement "morceau de viande". Et alors ? Ça vous gène ? C'est juste une vieille histoire de "paradoxe" avec mon ancien collègue de musique et de chambre. Ah, et ne vous étonnez pas que je ne relève pas le fait qu'elle soit chanteuse, car l'étant aussi, en même temps que guitariste/bassiste/claviériste(?)/batteur (un petit peu), je trouvais ça, certes, amusant, mais ce n'était pas tellement le moment d'en parler. Au moins, j'étais content pour elle. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle était chanteuse, tiens donc. Et les chanteurs, même si je peux pas me les piffrer pour leur égocentrisme profond et indiscutable, elle, c'était tout à fait différent.

Mais bon, passons. Je la laissais exprimer son accord singulier avec la proposition de m'appeler comme ça, et au beau milieu de la rue, je m'arrêtai. Ces regards autour de nous me perturbaient. On pouvait sentir les gens passer, qui nous disaient, ou se disaient "Oh là là, encore un délinquant qui s'est battu. Cette jeune fille est bien brave". Un délinquant... Surtout moi, tiens, qui respecte au mieux la nature et qui déteste faire du mal aux autres. Mais ces regards... Ces voix... Ces gens m'importunaient. Et je n'en pouvais vraiment plus. Heureusement, un peu plus loin, il y avait un pont, au bord de l'eau. Par un port, un pont. C'était joli. Et il n'y avait personne pour me juger, me regarder, me critiquer, même, ou quoique ce soit... Alors, je m'y dirigeais, certes, un peu d'autorité, mais je me disais bien qu'elle suivrait. On était à quelques mètres de ce pont. La force revenait peu à peu en moi. Et je pouvais enfin commencer à parler d'une manière claire et plus ou moins précise.

« - J'ai deux trucs à te demander. J'aimerais qu'on s'arrête sur le bord de ce pont. C'est agréable, y'a pas de bruits, pas trop de monde, et puis on pourra me soigner, j'ai une trousse de secours dans le sac qui est un peu plus fin (celui avec l'Ibanez noire dedans). Et ensuite... Tu pourrais répondre à une, voir deux de mes questions ? S'il te plaît ? »

J'étais certes, un peu autoritaire dans ma façon de parler, mais c'était ma manière de parler habituelle. Et puis, cet air autoritaire me permettait de me sentir, justement, un peu au-dessus d'elle, d'une manière imagée, j'entend bien, afin de pouvoir expliquer comme il faut ce qu'il se passait avec moi, à Lucia.[/color] »


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Guardians
Yens : 5906
MessageSujet: Re: Dodging bullets while you're trying to find your way - PV Lucia Holland ♪   Lun 29 Déc - 14:21


 Dodging bullets while you're trying to find your way ~
     
     
     
 


Notre marche dans la ville me parût interminable, je marchais tellement lentement que j'avais la terrible impression de faire du sur-place à côté du jeune homme blessé. Les regards incessants des gens étaient agaçants et il était facile de savoir ce qu'ils pensaient. Mon compagnon passait simplement pour un "bad boy" et cela était insupportable. De quel droit se permettre de juger les gens sans les connaître, ne serait-ce un minimum ? Si il y avait bien une chose qui me déplaisait dans la société actuelle c'était les préjugés et les personnes qui jugeaient à tort et à travers. Les émotions sur mon visage s'effacèrent, je ressemblais à un zombie, marchant sans aucun but particulier. Oui, le regard vers le sol, je tentais de faire abstraction des gens, de les oublier.

- Mon petit nom, oui... Appelle-moi Katsu... »

Je n'ajoutais rien, serait-ce juste un petit sourire et encore... Je savais très bien que ce n'était pas son vrai prénom, mais un surnom me convenait très bien. Je ne savais pas quoi lui demander d'autre, aborder le fait que je devais le conduire à l'Université Gotaï n'était pas très approprié pour le moment. Perdue dans mes pensées, la voix de Katsu, me sortit de mes rêves.

« - J'ai deux trucs à te demander. J'aimerais qu'on s'arrête sur le bord de ce pont. C'est agréable, y'a pas de bruits, pas trop de monde, et puis on pourra me soigner, j'ai une trousse de secours dans le sac qui est un peu plus fin (celui avec l'Ibanez noire dedans). Et ensuite... Tu pourrais répondre à une, voir deux de mes questions ? S'il te plaît ? »

Il avait changé de direction, se tenant maintenant à quelques pas d'un pont. Il voulait se reposer ici et avait quelques questions à me poser. Je redoutais déjà le moment où les questions allaient tomber. J'allais sans doute subir à interrogatoire. J'aurais bien décliné la proposition qu'était de s'asseoir au bord du l'eau mais je ne trouvais pas les mots. J'étais comme absente mentalement, me contentant de suivre les envies du jeune homme.

Oui d'accord... dis-je en m'asseyant tranquillement au bord de l'eau.

Je regardait le cours d'eau, appréciant ce doux moment de silence. Ouf, un peu de détente me faisait le plus grand bien ! Surtout pour mes pauvres oreilles...

Tout d'abord, j'aimerais savoir, comment se fait-il que tu sois arrivé à Tokyo, pour quelle raison ?

J'imposais d'abord ma question, qui était primordial ! Après tout, je ne le connaissais ni d'Adam ni d'Eve. Il était même peut-être dangereux alors connaître la raison de sa venue à Tokyo serait tout de suite plus rassurant. En supposant qu'il soit plus jeune que moi, il y avait forcément une raison assez particulière pour qu'il ai quitté le cercle familial.

Je le fixais, prête à entendre sa réponse mais aussi me préparant déjà à ses futures questions. De nature, j'étais curieuse donc je voulais en savoir plus sur son passé et surtout connaître son pouvoir. Il avait une guitare, que j'avais délicatement posé sur le ponton, peut-être maîtrisait-il une magie en liaison avec la musique, un peu comme moi !

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MessageSujet: Re: Dodging bullets while you're trying to find your way - PV Lucia Holland ♪   Lun 29 Déc - 16:03

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Elle se pose des
questions ? Enfin.


Elle était silencieuse. C'est ce qui était perturbant, chez elle... Elle pouvait rester plusieurs minutes sans me parler. Ou alors, c'est juste que je ne l'entendais pas, je ne sais plus trop. Mais bon, passons. Pour continuer sur ma lancée, j'avais prit le sac noir et fin, et qu'elle avait posé, que j'avais cité précédemment. Répondre à une voir deux de mes questions nécessitait quand même que je les pose correctement. Autant que je sois remis d'aplomb à ce moment-là. Je pris la trousse, qui malgré tout, pesait son poids, et je commençais à sortir l'acool à désinfecter. Je passais mon bras par le trou du t-shirt qui fait passer la tête en temps normal (vous me suivez ?) et je mettais de l'alcool sur les blessures, encore un peu ouvertes. Pas en grande quantité, mais juste à assez pour que je commence à grimacer lentement. Puis, sur le coup, je l'entendis demander quelque chose.

« - Tout d'abord, j'aimerais savoir, comment se fait-il que tu sois arrivé à Tokyo, pour quelle raison ? »

Oh. Je ne lui apprenais rien. Elle savait que je n'étais pas d'ici, certes, mais la formulation de sa phrase incitait deux choses : qu'elle savait pourquoi j'étais là, mais sans le savoir, vraiment. Elle devait avoir une idée derrière la tête. M'enfin, sans plus tarder, pendant que je passais la plaie au coton et à la crème, je lui dis en souriant :

« - Tu le sais. Tu sais pourquoi je suis là, mais tu naurais l'expliquer. Tu sais précisemment ce que je faisais là, ou du moins, tu sais que je suis à Tokyo pour une raison, mais, comme je l'ai dis, tu ne sais pas l'expliquer. Tout simplement parce que je ne suis pas là où je devrais être. Tu m'as trouvé, mais personne en temps normal ne m'aurait aidé. Personne ne passe par là. Les gens voient, mais font abstractions. Ta bombe de déo, ou je ne sais pas quoi, te servait juste à te défendre. Tu ne t'en serais jamais servie d'une manière offensive, si tu n'étais pas sûr d'en sortir au moins vivante, derrière, et ce, même par le comportement déboussolé des deux pauvres cons. Alors soit tu es une combattante simple et dure, qui souhaite absolument faire régner la justice, ce qui m'étonnerait fortement, soit, tu es là pour moi. Et je te dirais comment je suis arrivé à Tokyo seulement quand tu m'auras dis où on va. »

Ce n'est pas bluffant, contrairement à ce que certains pourraient penser, mais simplement de la logique, pure et dure. De la déduction par élimination, même. Rien de plus facile au monde. Juste que les gens ne pense jamais à résonner comme ça. Je trouve que c'est une parte de la capacité cérébrale malgré tout importante. Les gens n'utilisent pas leurs capacités au maximum, ils se contentent de poser des questions, en jouant sur la facilité, ce qui, une fois sur deux, marche moyen. Sauf que j'ai pour habitude de laisser les gens dans des impasses, et de les forcer à répondre. Sans violence, je peux mener un interrogatoire à merveille. Vous imaginez si je commeçais à utiliser la torture ? Je n'aurais même pas besoin de tout déballer, comme ici.

En fait, je n'avais pas tout dit. Plein d'autres trucs laissez à démontrer qu'elle voulait m'emmener quelque part, sa gentillesse presque abusive pour m'aider, sa façon de marcher, certes, lente, mais sûre d'elle, et le fait qu'elle m'ait observée changer de direction, plutôt que de me suivre directement. Tous ces facteurs qui pouvaient confirmer ma thèse, mais je n'aimais pas me sentir trop... sûr de moi, alors j'avais besoin d'en savoir plus et de le lui demander. Mais là, elle avait juste posé la question qu'il fallait pour que je sois sûr qu'elle tienne à moi par intérêt. Ah la la... Cette époque où j'étais un minimum intelligent. Après, s'il s'avérait que je me trompais, elle aurait très bien aussi pu me demander ce que je faisais là, pour la simple et bonne raison qu'aider un inconnu est toujours plus sympathique que de laisser crever quelqu'un. Et puis, savoir pourquoi je suis à Tokyo, est certes, très bien pour justifier une agression. Ou pour trouver un vrai coupable, au choix.

Ceci étant dit, j'avais laissé toute cette belle situation en position de "non avancement"... je ne pouvais pas vraiment dire grand-chose, et elle... N'avait qu'à répondre, mais de manière précise. Sa question n'était pas bien tournée. Elle l'aurait posée autrement, sans doute que j'aurais répondu directement. Ou plus simplement, si elle n'avait rien dit, mais bon, dans ce cas précis, on n'aurait sans doute jamais avancé. Puis me retrouvant en position plutôt inconfortable à tenter de mettre mon bandage en même temps que je lui parlais, je finis par me faire mal, étant donné que je n'avais rien pour vraiment tenir, en fait. Résultat, j'étais malgré tout contraint d'enchaîner mes paroles, et de ne toujours pas la laisser parler...

« - Tu pourrais juste, s'il te plaît, me filer un coup de main ? »

En plus de ça, je venais de me faire mal. Et si je me démerdais seul pour soigner la plupart des plaies ouvertes, je ne m'en serais jamais sorti tout seul. Mon Dieu, je pouvais clairement lui baiser la main dix mille fois pour m'avoir sorti de ce pétrin, quelques minutes plus tôt, sinon, je n'étais même pas sûr qu'elle m'aurait aidé à soigner avec moi une seul de mes blessures. Je pense que j'aurais clairement fini dans un bâtiment, qui se situe non-loin de l'hôpital, et où on "dort"... Dans un frigo.


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MessageSujet: Re: Dodging bullets while you're trying to find your way - PV Lucia Holland ♪   Sam 3 Jan - 13:36


Dodging bullets while you're trying to find your way ~
   
   
   


Qu'est-ce qui m'avait pris de poser une telle question ? Non seulement, je ne reçus aucune réponse mais en plus mon interlocuteur était très malin. J'étais démasquée, il était au courant de mon rôle et savait bien que j'étais venu en son aide pour le ramener à l'Université Gotaï, parce qu'il était différent des humains. A vrai dire, dans tout les cas je serais venu en aide à la victime, je suis quelqu'un de très diplomate et loin d'être peureuse, pour avoir bonne conscience je n'aurais pas hésité à me battre pour sauver quelqu'un. Mais peut-être, y serais-je allée avec un peu plus de recul en utilisant à distance ma magie, sans me faire repérer.

Je le trouvais un peu prétentieux tout de même. Comment pouvait-il penser que je n'aurais pas osé me battre si j'aurais eu à faire à un humain, il ne le savait pas encore, mais je n'avais en aucun cas eu peur puisque je maîtrisais d'une main de chef la magie. Et sans m'en vanter ! Je gardais un air sérieux, sans le lâcher du regard. Il était loin d'être naïf, je m'apprêtais à tout lui révéler comprenant qu'il ne répondrait pas à d'autres questions.

Ma bombe me servait effectivement à me protéger mais je n'ai en réalité pas besoin de ça pour me défendre. Tout comme toi, je maîtrise la magie et mon but et de conduire à l'Université Gotaï. Si tu es ici, c'est que tu en as déjà entendu parler, je me trombe ? Mais sache, que si tu n'étais qu'un simple humain je t'aurais aussi aidé mais en utilisant discrètement ma magie.

Ce ci étant fait, je soufflais comme contente de lui avoir tout dit. Je me levais, l'aidant à utiliser sa trousse de soin pour soigner ses blessures. Des pansements, diverses pommades et d'autres médicaments, c'était le bon kit de l'aventurier ! Tout en continuant à l'aider je repris.

Tu voulais me poser des questions, tout à l'heure non ? Je t'écoute.

Une fois ses blessures traitées, je repris place à côté de lui, regardant le beau cours d'eau et suivant du regard les poissons qui se tortillaient dans le lac.

Tu pourrais me jouer de la guitare ? dis-je intriguée à l'idée de découvrir son talent.

En tant que professionnelle de la musique, je voulais absolument savoir comment il jouait de cet instrument. C'était d'ailleurs quelque chose de difficile que d'apprendre à jouer de la guitare. Je n'avais en fait jamais essayé, je jouais cependant du violon et du piano.

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MessageSujet: Re: Dodging bullets while you're trying to find your way - PV Lucia Holland ♪   Jeu 8 Jan - 15:08

VOTRE TITRE

Que je lui joue...
un morceau ? Merde...


« - Ma bombe me servait effectivement à me protéger mais je n'ai en réalité pas besoin de ça pour me défendre. Tout comme toi, je maîtrise la magie et mon but et de conduire à l'Université Gotaï. Si tu es ici, c'est que tu en as déjà entendu parler, je me trompe ? Mais sache, que si tu n'étais qu'un simple humain je t'aurais aussi aidé mais en utilisant discrètement ma magie. »

Puis elle se leva. Elle m'aida. Cette fille était adorable, mais ça s'entendait qu'elle me trouvait prétentieuse. J'étais un sale gosse, je le savais. Et justement, si j'étais quelqu'un d'à part, elle m'aurait justement aidé en utilisant la magie. Elle aurait été… J'ai envie de dire plus lâche, mais elle ne l'était pas, donc bon. Mais vous avez capté le principe, je pense. Mais bon. Je ne relevai point, je ne voulais pas l'encombrer encore plus. Et comme je sais que toujours avoir raison n’amène certainement pas à quelque chose, je passais sur ça. Elle m'aidait à passer cette pommade, qui, quelque part, faisait du bien, et de l'alcool, qui ne brûlait pas, avant de me passer mes pansements. Je ne le dirai jamais assez, elle était… Géniale !

Quand tout fut fini, je posai ma tête sur son épaule, soufflant un peu. J'étais un peu crevé, pour ne pas dire complètement. Et après quelques seconde, je percutai enfin la question qu'elle m'avait posé quelques instants plus tôt. Heureusement que je m'en suis souvenu, sinon, je sens qu'elle aurait été sans réponse, une nouvelle, fois. Justement, elle demanda :

« - Tu voulais me poser des questions, tout à l'heure non ? Je t'écoute. »

Puis je me mis à rire « - T'en fais pas, va. T'y as déjà répondu. »

J'étais content. J'étais enfin tranquille. Je profitais du calme alentours. Ça changeait des transports en commun que j'avais l'habitude de prendre. Je fermais les yeux. J'appréciais le doux bruit de l'eau qui coulait, lentement, cette rivière, qui se trouvait en dessous de nos pieds. C'était… tellement agréable. Le bruit, les brouhaha ambiant. J'en avais marre. Enfin, un peu de calme. Je n'ai pas grand-chose à vous dire sur ce moment, si ce n'est que j'ai… attendu, encore et encore. Et aucun bruit alentours ne passait par mes oreilles. Je me relevais doucement, m'étirais… Je regardais au loin, attendant que quelque chose arrive… Et quelque chose arriva…

« - Tu pourrais me jouer de la guitare ?

- T'es bien curieuse… dis-je soudainement, en me marrant à voix basse… D'accord, mais… Enfin, bon. Tu comprendras. Au moins, ça me permettra de trouver quelqu'un à qui montrer ça, sans qu'elle soit… Enfin, bon, passons… »

Je me disais que ça ne pouvait pas l'impacter, que de toute façon, elle n'en n'aurait rien à faire. J'arrêtais pas de me le dire, et quelque part, je savais que, même si ça ne pouvait pas l'affecter, si elle le voyait, ça pourrait l'étonner. C'est ce que je pensais. Je ne voulais pas que quelqu'un me trouve bizarre en plus. Ou alors, j'attendais, tout simplement. J'attendais que quelqu'un me demande ou ose, tout en sachant à quoi s'attendre. Mais bon, elle demandait. J'allais pas dire non. Alors, je décidais de la sortir. Et je me disais que j'allais bien pouvoir lui jouer un truc doux, calme et reposant… Dans ce cas, je devais bien réfléchir à quoi jouer, mon registre n'était pas des plus… Développé. Mais bon, j'allais bien trouver. Je réfléchissais donc à quoi jouer.

Puis je me souvenais d'une musique de Led Zeppelin, une des plus douces d'eux, et aussi des plus connue. Mais je ne me souvenais jamais des paroles. Je me revoyais la musique dans la tête. Je repensais aux accords, sans m'en souvenir vraiment. Elle allait sans doute attendre encore un peu. J'ouvrais, en attendant, mon sac, dévoilant ainsi ma magnifique Ibanez normale, noire, à deux micros. Rare sur une telle guitare, mais c'était suffisant. Bon, je n'avais pas d'ampli, et donc, pour entendre le son de la guitare, il allait falloir tendre l'oreille… Mais bon, de toute façon, le son viendrait tout seul grâce à ma capacité… IL n'y a vraiment pas à dire, je n'aime pas le mot ''pouvoir''.

Ainsi, je commençais sur un arpège qui me permettait de reconnaître les accords, et qui en plus, je trouve, allait bien avec le morceau. Je jouais donc, ce morceau doux. Et je ressentais la même chose que les autres fois, ceux douces vibrations, qui me faisait me sentir à la fois bien et mal ; bien que mieux que les autres fois… J'étais satisfait de ce son, et je commençais à chanter…

« -  ♪ There's a lady who sure all that glitters is gold, and she's buying a stairway to heaven. When she get's there she knows, if the sores are all closed with a word can get what she came for. ♪ Oh, oh, and she's buying a stairway to heaven. There's a sign on the wall but she wants to be sure, 'cause you know sometimes words have to meanings. In a tree by the brook, there's a songbird who sings, sometimes all of four thoughts are misgiven. ♪ Ooooh ! Il mekes me wonder… Ooooh !! It makes me wonder ! ♪ »

J'y étais. Dans mon environnement, à moi, rien qu'à moi… Et elle y était aussi… On était dans cette lumière… indescriptible… Assis sur… du coton, j'aurais dis… Un bord en coton, avec un décor presque angélique. Ce serait trop dur à retranscrire, à vous le décrire, mais on aurait justement dit le paradis. Pour, la musique, hormis l'instrumental acoustique, n'avait pas grand-chose de paradisiaque… Elle parlait d'une droguée qui n'avais plus de repaire, concrètement. Enfin, je l'ai toujours interprété comme ça, moi. Bref, le son de ma guitare s'intensifia, et le bruit de.. vitre brisée se fit entendre, à plusieurs reprise. Des lumières venaient sur nous…

« - ♪ When all are one and one is all to be a rock and not to roll…. ♪ And she's buying a starway… To heaven… ♪ » Et tout redevint normal…

Je baissai un peu la tête, avant de la regarder avec un air un peu attristé, mais malgré tout heureux d'avoir pu montrer mon... Talent à quelqu'un. Au moins, je ne chantais pas bien, et ou je ne jouais pas bien pour rien...

« - Tu ne penses pas que ce serait… illégal, que je devienne musicien professionnel ? »


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