» Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||

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Masters
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MessageSujet: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Jeu 13 Nov - 11:49

Shun • Katsu • Matsumoto
"Mon son, fait se développer dans ton cerveau, quelque chose de bien plus puissant, et de bien plus dangereux, que de la dopamine. ~ ♪"
Original character || by MAPS.otw
"Mon nom est Shun Matsumoto (ou Katsu, comme tu veux) et je suis un garçon de 16 ans. Je suis hétéro et je suis originaire du Japon".

   ▲ Groupe magique : Godmaster
   ▲ Année : 1ère année (deux ans de retard)
   ▲ Taille : 1m70
   ▲ Poids : 55 kilos
   ▲ Couleur des yeux : Bleu
   ▲ Couleur des cheveux : Noir
   ▲ Couleur de peau : Claire
   nomdelimagenomdelimage
   


  • Je ne sais pas me décrire. Je fais même ça très mal. Tout ce qui se passe dans ma tête se résout, comme une équation, d'une manière claire et précise, d'une manière à la fois simple et presque logique, même ce qui n'est pas souvent évident, ce qui m'a valu quelques temps le titre d'« intello », ce que je désapprouve complètement, soit dit-en passant. Là je me décris, parce que c'est voulu, mais je n'aime pas ça. Je m'embrouille facilement, je ne sais jamais par quoi, ni par où commencer, parce que même si j'ai tous les éléments dans ma tête, le rendu final sera toujours brouillon. Et m'apprendre à organiser n'y changera rien. J'ai bien essayer de faire des commentaires en japonais, sur des textes ma fois fort plaisant, et même peu compliqué. Si j'avais eu des bonnes notes, c'était pour la seule et unique raison que je n'organisais pas mes idées, tout était brouillon. Le seul truc à peu près potable, était les explications, mais qui se mélangeait. Perdre le fil en m'entendant parler, après tout, n'est pas bien dur. Si ce n'est l'introduction et la conclusion, rien de ce que je dis n'est concluant. Mais la forme et moi, ça ne le fait jamais. D'ailleurs, je ne sais pas dessiner. Enfin, si, je sais, mais les proportions seront toujours… plus ou moins approximatives. Qu'est ce que je peux vous dire, du coup ?

  • Je vais essayer d'être un peu binaire avec le ''j'aime et j'aime pas''. Ce que j'aime, c'est la folie. Oui, ça peut paraître bizarre, mais je suis moi-même un peu tordu. J'aime tout le monde, sans aimer personne. Et pourtant, je ne suis pas quelqu'un avec un esprit contradictoire, il est bien là le soucis : j'aime pas parler aux gens, tous, sans exceptions, sont aussi passionnants que des loutres amputées des jambes, c'est-à-dire triste, mais chiant ; mais pourtant, je ne peux pas m'empêcher d'éprouver un peu de gentillesse pour eux. S'ils sont polis, je leurs renverrai la pareille, mais jamais vous ne me verrez faire un élan de grâce, de gentillesse ou de bonheur envers quelqu'un que je ne connais pas, voir même, à des moments, pour quelqu'un que je considérerais comme un ''ami''. Vous l'aurez compris. Si je suis froid et distant, c'est tout à fait volontaire, mais en aucun cas méchant. Croyez-moi, je vous en prie.

  • Parlons-en, des amis. Je n'en veux pas. Ou du moins, je peux en avoir, mais souvent contre mon gré. Et si eux me considéreraient comme tel, il sera rare que cela soit le cas pour moi. Je ne veux pas d'amis, dans le sens où je ne veux pas être triste. La tristesse elle-même, en fait, me répugne. Et je refuserais de me répugner moi-même. Je ne dis pas que je ne le suis jamais, mais disons que je suis plus triste d'être triste, plutôt qu'apprendre qu'un ami est parti. Oui, je sais, c'est égoïste, et débile de ma part, mais bon. Chacun a sa façon de voir les choses. J'ai la mienne. Je ne suis pas binaire, ceci dit. Je souhaite souvent résonner comme ça, mais je n'y arrive presque jamais. Voyez par vous-même, je vous parlais juste avant de ce que j'aimais, et me voilà à vous dire que la tristesse me répugne. On dirait La Chute de Camus, en fait. C'est ça, je suis Clamence ! Jean-Baptiste Clamence : un homme qui se contredit, pour pouvoir émettre un jugement sur les autres, en les forçant à se confesser, sans se confesser lui-même. Quoi, vous ne savez pas qui est Camus ? Boh… Après tout, nous sommes au Japon. Pas en Algérie.

  • J'ai aussi un humour propre à moi-même : j'ai un humour encore plus noir les que les sœurs d'Afrique en été, au soleil. Oui, car j'ai quand même une once d'humour : un humour, certes, souvent sordide, déconcertant, raciste, méchant, je peux être le pire des connards dans mes heures de gloire, parler de la mort, même, ne me dérange pas. La racisme, les régimes totalitaires ne m'ont jamais affectés. Au contraire même, des fois, les cours sur Hitler me faisaient rire, mais je me retenais quand même, même si ma prof, sûrement juive, me regardait d'un air à me dire « toi, si tu continues, t'es mort. » Mais ça me faisait marrer. Je n'y pouvais rien. Oui, en plus de ça, je suis super bizarre. Mais je vous l'avais dis, non ? … Et maintenant, vous voulez savoir quoi d'autre ?

  • Si j'ai un rêve ? Pas vraiment. A une époque encore, je voulais devenir un grand guitariste, un des plus grand que le Japon n'ait jamais connu. Mais bon, pour des problèmes que j'ai connu avec le son, justement, vous devez bien vous douter, que si je fais ça, je risque d'avoir des problèmes. Vous saurez sans doute lesquels, si j'avais envie de vous les dire. Quoi, je dois vous les dire ? Bon, c'est par rapport à mes pouvoirs. Simplement. Faut juste pas que je force trop à chaque fois. Mais bon, ça n'empêche que je ne peux pas m'empêcher de composer. Je suis un compositeur dans l'âme. C'est ce que je fais quasiment tout le temps. Pour moi, la musique vaut plus bien plus que les études. On est d'accord que c'est complètement débile ? Bah.. Je suis débile, dans ce cas. Après, ça ne m'empêche pas, comme je dis, d'avoir des bonnes notes, même si j'ai commencé l'école en retard.

  • Globalement, vous savez tout ce qu'il y a à savoir sur moi. Du côté moral et psychologique. Et si on passait au niveau physique ? Bon, d'accord. À quoi est-ce que je ressemble physiquement, donc ? Au moins, on peut dire que ce sera déjà plus simple de me décrire physiquement que mentalement. Si on me regarde de loin, on peut voir un gars assez grand, je pense, avec un air blasé quasiment constant. Je ne suis pas ce que l'on appelle l'idéal de la perfection, bien au contraire : j'ai l'air d'un parfait sataniste. Généralement vêtu de noir, avec des cheveux longs,  et une chaîne qui pendouille, mais de loin. Je reviendrai sur mon style vestimentaire juste après, ne vous en faîtes pas. On va procéder par étape, quand bien même ce ne sera pas trop le bordel pour tout vous expliquer.

  • De dos, j'ai l'air d'une anarchiste. Pourquoi d'une ? Tout simplement parce qu'avec mes cheveux longs, on m'a déjà pris pour une fille (si si, je vous assure). Mon dos droit, souvent trop. J'essaye, à des moments, de me tenir droit, comme je le peux. Mais ça se voit bien, que c'est exagéré. Résultat, je me porte une fois sur deux, comme un clochard, courbé, bref, j'ai un dos qui tient droit d'une manière complètement aléatoire. Je ne suis pas musclé, soit dit-en passant. J'ai une carrure que tout le monde pourrait qualifier de normal. Avec du gras, mais pas trop. Mes jambes quant à elle ne sont pas des moindres, elles sont bien plus épaisses, au niveaux des cuisses, mais aussi des mollets. J'ai des mollets de coq, comme dirait les vieux. C'est marrant, d'ailleurs, parce que j'ai toujours pensé qu'avoir des mollets de coq, c'était avoir des petits mollets. Enfin je crois. Pour être honnête, je n'en n'ai pas la moindre putain d'idée. Mes cheveux, si ça vous intéresse, descendent jusqu'à mes omoplates, et ils sont d'un noir bien foncé. Un noir corbeau intense. Bref, pas un noir classique. D'ailleurs, si je me met torse nu, pourrait penser que j'ai la peau sur les os… Ce qui n'est techniquement pas faux.

  • Maintenant, si vous me regardez en face, je pense qu'il y aura deux trucs qui vont vous surprendre. Certes, dans un premier temps, ma raie du milieu, que je n'arrive jamais à coiffé, mais je ne parlais pas de ça, non, dans un premier temps, je parlais de ma moustache, qui… Est l'opposé complète de la moustache d'un dictateur connu de 39-45. Ouais, ma moustache est l'inverse de celle du Papa Adolf. Et non voulu, en plus, je ne me rase pas. Enfin, si, je me rase, des fois, quand le cœur m'en enchante, mais quand elle pousse, elle pousse uniquement sur les côtés. Et non pas au niveau de l'arc-de-cupidon (d'ailleurs, ne me demandez pas pourquoi on appelle ce creux l'arc-de-cupidon…). C'est d'ailleurs l'une des raisons principales, en plus de humour sordide, de pourquoi les gens me prennent généralement pour un néo-nazi. Bref. Sinon, deuxième chose qui choque les gens, c'est ce nez qui descend. J'ai un nez un nez un peu plus long que ceux des japonais, mais en plus, qui est un peu rond, mais pas pour autant… moche. Je ne me considères pas comme moche, d'ailleurs. Je ne me considère pas non plus comme le président de la beauté incarné, mais pour être honnête, je me trouve plutôt classe. Surtout avec ces fringues, surtout.

  • Bref, continuons. Pour en finir avec mon visage, j'ai des yeux fins, et marron foncé. Mais foncé, presque noirs. Et c'est amusant, parce que, ça se voit, sans se voir. On dirait que j'ai des yeux noirs, mais on voit bien la délimitation de la pupille. Comme si on avait fait à un tatouage sur un nègre (je sais, mes références sont géniales). Ensuite, je vous prie, s'il vous plaît, de ne pas regarder ma bouche : elle est fine. Trop fine. J'ai presque pas de lèvres, et c'en est stressant. Je pourrais faire une duckface que ça ne se remarquerai même pas. Heureusement que j'ai une petite barbiche pour compenser le truc. Bref, maintenant que le visage, c'est fait, passons au haut de mon corps. Je n'ai pas de tablettes, comme on dit. J'ai juste un peu de muscle, mais pas trop. Cela se remarque, mais pas excessivement. Donc ça passe. Je n'ai jamais voulu être musclé. Et comme je l'ai dit plus haut, je suis fin. Très fin. Mes bras sont normaux, certes, mais la peau me colle un peu aux os, même si ça ne se remarque pas des masses. En descendant, encore plus, en regardant mes jambes, outres cet aigle fabuleux et dominant qui réside entre mes cuisses – si je puis me permettre une pointe d'humour de mauvais goût – j'ai, comme dit précédemment, des cuisse plutôt musclées. C'est d'ailleurs pour ça que j'arrive à courir assez vite. Enfin, si vous voulez savoir ma pointure de pied, je fais du 43.

  • Si je vous fais vite fait les fringues que je porte au quotidien, ça se résume à « être un metalleux » : bien souvent T-shirt de groupe de metal, des fois chemise à carreau, ou veste en jean à patch, des fois, je met autre chose qu'un jean. Genre un treillis, pour aller en sport. Mais quoiqu'il arrive, vous y verrez toujours des chaînes longues qui pendouillent. Et souvent épaisses, ou à plusieurs. Les chaussures ? Des rangers. Des baquettes très rarement, pour le sport, mais principalement, des rangers. Enfin, des Paraboots type rangers. Les paras c'est bien plus solide. En hiver, généralement, j'ai un gros blouson en cuir, type biker, ou bien une gabardine en coton, bien épaisse, et toujours accompagné d'un keffieh noir et blanc. Ah, et j'ai souvent une ceinture avec comme boucle la tête de la bestiole de Motörhead. Sinon, ben… Je ne saurais pas quoi vous dire d'autre, hein. J'ai fais, globalement, le tour de ce que j'avais à dire sur moi. Vous pouvez me lâcher, maintenant ?

Caractère & Physique


   


    Je ne sais pas quoi vous raconter, en tout sincérité. Ma vie, certes, n'est pas des plus banales, mais raconter ça à quelqu'un qui n'a pas vécu ce que j'ai enduré, et qui n'a absolument pas le même manière de penser que la mienne, ça me... Je ne sais pas trop, je dirais que cela me perturbe, ce qui, techniquement, serait vrai, mais pas complètement. Enfin. Je pense prendre ça chronologiquement.

    Je suis né dans une petite ville du Japon, que vous connaissez sans doute. Fukuoka. Si vous me demandez comment était la vie là-bas, je vous dirais que c'était sans doute bien et calme à la fois, mais ce ne serait pas vrai. Pourquoi ? Parce que ma vie à moi était calme. La région avait été attaquée quelques jours, et la peur et l'angoisse régnait sur la ville. L'endroit que je connaissais était peu peu glauque. Pourquoi je n'étais pas spécialement atteint par ça, même, pourquoi est-ce que la vie ne me dérangeait pas, dans ce cas-là ? Parce que j'apprenais à vivre. Et apprendre à vivre et quelque chose qui se... crée selon nos propres expériences, nos ressenties, nos débuts, quand on attaque dans la vie de tous les jours. Demandez à un aveugle de naissance si la vue lui manque. Qu'est-ce qu'il répondra ? Demandez à un daltonien pourquoi il confond les cerises mures et non mures. Aucune de ces deux personnes ne saura vous répondre. Me demander donc, si mon enfance s'était bien passée, vous donnera une réponse de ma part qui ne correspondra sans doute pas à vos attentes. Alors, vous dire que ma vie était soit rose, soit noire, pour moi, ne signifiait rien. En revanche, à part décrire mes journées... Concrètement, mon grand-frère s'amusait à jouer de la guitare. Bien sûr, sa guitare à lui était bien grosse, bien épaisse, concrètement de mon gabarit, pour l'époque. Oui, je faisais la corpulence d'une guitare, et alors ? C'était mon seul moyen de repère, pour l'époque. Je n'étais pas allé à l'école, et j'avais commencé à apprendre, certes, très vite, mais aussi très tard. J'avais deux ans de retard, techniquement, à cause des problèmes qui se passaient dans ma région. En revanche, mon frère m'apprenait à lire comme il le pouvait, et quand on avait du temps, avec une petite guitare, il m'apprenait à gratter les cordes. Ce n'était rien, je connaissais deux ou trois accords, mais j'avais déjà le rythme des sons en moi.

    Je sais que ça ne sert à rien que je vous raconte ça, mais vous me l'avez bien demandé, non ? Alors je vous le raconte.

    Où en étais-je ? Ah oui. Donc, pendant que je ne sortais pas beaucoup de chez moi, parce que mes parents ne voulaient pas qu'il y ait de soucis, je dormais et apprenait à lire lentement mais sûrement. Les gens de l'armée étaient là, tous les jours, je ne savais pas trop pourquoi. Quand on mangeait, à table, c'était froid. Enfin, pas le plat, mais, l'ambiance... L'ambiance était froide. Un froid aussi rude le vent d'hiver qui vous souffle dans la nuque, après avoir été près du feu. Mon père, cet homme. Froid, lui aussi... Mais gentil... Si seulement il n'était pas devenu un idiot fini comme ma mère... À l'âge de huit ans, on a fini par me scolariser. Fukuoka était beaucoup moins en bordel, et les gens de l'armée venaient moins. J'avais l'impression que ma vie était... ennuyeuse. Plus que jamais. J'allais, j'écoutais, je recrachais les paroles, je revenais, je mangeais, je dormais. J'étais un robot. Puis mes parents, qui étaient en train de payer les études de mon frère, ne faisaient plus trop attention à moi. Pourtant, mon père m'aimait. Et des fois, il me ramenait des babioles. Des fois sans importances, mais bon. Je les pensais riche, et magnifiques, les plus grands parents du monde, mon papa et ma maman étaient... Mes "papons" à moi, comme je les appelais. Mes copains à moi ? J'en avais pas. Il n'y avait que des idiots, des lèche-pipes à papa qui cherchent à tout faire pour dire "c'est moi le plus beau, le plus fort". Des cons sans modesties. Enfin, on était encore que des gamins...

    Et mes parents ont fini par accepter de m'offrir quelque chose de vraiment bien pour mes dix ans. Une guitare. Je passerais le récit des époques où mon père me racontait ses histoires de cul, où il m'invitait chez ses maîtresses, sans que ma mère ne dise rien, pour passer directement aux moments entre guillemets ''importants'' de ma vie. Donc oui, la guitare. Mes parents m'avaient acheté une guitare pour mon dixième anniversaire. Ça me rappelait mon frère. Et je haïssais, du moins, je commençais à haïr mes parents. Pourquoi ? Ils ne faisaient plus attention à moi, ils faisaient comme si j'étais inexistant, pour eux, mon frère valait mieux que moi, après tout, je servirais seulement à arrondir les fins de moi, quand je pourrais aller au travail. J'étais un moyen de substitution, en cas de problème. Si un des deux se barrait, et que l'autre récupérait la garde sur moi, je pourrais l'aider financièrement. J'étais triste. Très triste. Sans même le savoir, d'ailleurs. Étrange me direz-vous ? Attendez la suite, et là vous parlerez d'étrange.

    La guitare était devenue ma vie. Sincèrement, outre mes bonnes notes à l'école - qui tournaient toujours autour de quatre-vingts sur cent, sans exagérer - je passais mon temps sur mon instrument favori. Chaque jour, j'apprenais des accords, je suivais des vidéos de divers guitaristes, j'en étais fier. En trois ans, je maîtrisais la guitare acoustique aussi bien que n'importe quelle personne.. banale, dirons-nous, serait capable de maîtriser en six ans. Alors, je me mettais au luth. Mais un luth, fait main. Je cherchais à faire des petits boulots, dans le dos de mes parents. Je ne voulais pas qu'ils sachent que je gagnais de l'argent, alors ce que je faisais, c'est que j'allais dans des bars, j'organisais avec des adultes, des concerts et tout ce qui tournait autour de la musique. Et je jouais, tout le monde se levaient. J'étais heureux. J'avais l'impression que j'étais enfin important. Enfin important aux yeux de quelqu'un. Même de plusieurs personnes. J'étais à la fois triste, que mes parents ne reconnaissent, certes, jamais mon talent, mais je me disais que des personnes autre que ma famille, qui valaient mieux que moi, admirait ce que je faisais. Oui, je devais me le dire...

    Et pourquoi est-ce que je ne leur avais pas fait part plus tôt de ma passion, pour justement, en faire mon métier, et être à leurs côtés ? Je ne sais pas. Le fait de savoir que faire quelque chose qui me ferait plaisir, à moi, les dérangerai peut-être, à eux. Qui sait... Enfin, je ne cherchais pas encore toute rationalité pour l'époque. Ce n'est qu'un jour, à l'école, quand un collègue de ma classe, qui me demandait ce que je faisais le soir, pour je ne sais plus trop quelle raison, m'a proposé de venir jouer pour une soirée avec des potes. Ce ''collègue'' de classe, pour être sincère, je ne le portais pas spécialement dans mon cœur. Le soir où il m'avait demandé de venir était un soir où mes parents n'étaient pas là. Je suis parti, ma fidèle Takamine à la main, et je me rendais à ce qui avait l'air de ressembler à un squat. Pour être sincère, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, et quand je suis entré, ça sentait une odeur... une odeur qui était, certes, très agréable, mais qui me donnait mal à la tête, en même temps. J'allais m'approcher du garçon de ma classe, mais... Il avait l'air plus différent. En même temps, voir quelqu'un sans uniforme scolaire, c'est bizarre. Là, j'avais clairement affaire à un... J'aurais dis un rocker, mais je ne sais pas si le terme est exact. En tout cas, j'admirais beaucoup son style. Je le trouvais... classe, quelque part. De plus, il y avait des chiens. Des gros matous, dont des terre neuve, et des rottweilers.

    Quoi, ce que l'on a fait ? Je leur ai joué, à lui et ses potes, des morceaux de gratte en tout genre, puis ils m'ont donné des tablatures, que j'ai lu, et quelques minutes après, je jouais le morceau. En cette soirée, j'ai appris à jouer une dizaine de morceaux, mélodieux, pas trop bourrin, et c'était sympa. L'élève qui se tenait devant moi, de souvenir, son nom c'était Tanguy. Il était, français, mais je ne me rappelais plus vraiment son nom... Mais si, je crois bien que c'était Tanguy. Bref passons. Tanguy (si c'était bien son nom), était devenu un copain, pas un ami, mais, on va dire qu'il avait dépassé le stade de simple ''camarade''. Ça s'est notamment confirmé quand une bagarre avait commencé dans le squat et qu'il m'avait montré par où passer pour me barrer. Le lendemain, au collège, on avait rigolé. On avait parlé de musique, et il m'a fait découvrir une variante du rock : le metal. Je crois que jamais je n'avais autant apprécié des mélodies que celle-ci. Il m'enseigna la base : Black Sabbath, Motörhead, et il me faisait même écouter des variantes de metal, avec Mötley Crüe, en glam, ou Powerwolf, en Power. C'était classe. Très classe. Et ça m'avait donné envie de m'acheter une guitare électrique. Mon argent, là, croyez-moi, il y est passé : une belle Ibanez noir, avec un motif d'oiseau qui se fond en tribal, sur le côté du corps de la gratte, à l'opposé du réglage des micros, un mini amplificateur Marshall, mais je n'en jouais que très peu, quand mes parents n'étaient pas là, parce que ça faisait beaucoup de bruits. Au final, je n'ai jamais vraiment joué de la gratte électrique, à cette époque, je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de tester des riffs lourds, ni même d'exécuter de vrais solos, c'est pour ça que je l'ai prise avec moi.

    Parce que je suis parti, oui. Je suis parti d'ici, de cette maison. Mon père ? Je n'ai jamais autant voulu ne pas le revoir. Il m'emmerdait, finalement. Ma mère ? Je ne l'ai, de toute façon, jamais vraiment aimé. ''À l'entendre il n'aimait personne''. C'est sans doute ce que vous vous dites. Ce n'est pas faux, ceci dit, mais on se rapproche peu à peu d'aujourd'hui. Quoi ? J'ai fait croire que j'étais orphelin les mois qui suivirent. Pourquoi ? Je ne sais pas. C'était de trop, j'en avais marre d'être le chien à mes parents. Tanguy, j'étais désolé pour lui, mais c'était comme ça. J'ai fini dans un orphelinat. Personne ne savait où j'étais passé. Mes papiers n'avaient toujours pas été fait, alors bon. J'avais gardé une carte avec moi, avec marqué mon nom, mon âge et tout (pas mon adresse, ceci dit), en espérant me faire recueillir par un orphelinat. En fait, je ne savais pas, pour être honnête, ce que je faisais. En revanche, je savais que ce que je faisais, n'était pas bien ; je suis conscient que personne ne l'aurait fait, ou du moins, des personnes en auraient eu l'envie, mais personne ne l'aurait fait. Mais je n'aime pas les demi-portions. Si l'on m'a cherché ? Ben sûr, mais vous savez combien il y en a des Shun Matsumoto, au Japon ?Et à ce moment, j'avais tout décidé sur un coup de tête. Résultat ? J'ai fini quelques jours dans la rue, loin de Fukuoka. Où ? Aucune idée. Je sais juste que derrière, je suis arrivé dans un pensionnat, internat, orphelinat, je ne sais pas trop, au sud du Japon, encore plus au sud que Fukuoka : Kumamoto. Pendant un an, le rythme reprenait son cours, ils avaient mis ma guitare et mon ampli' dans une salle de musique, et ils m'avaient laissé les clés en libre accès. Cette année-là, j'ai connu Axl, qui avait le même nom que le chanteur des Gun's & Roses, donc je pouvais le charrier, lui qui n'aimait pas ce nom, ni ce groupe. Lui, faisait de la guitare électrique, mais en rythmique, uniquement, et franchement, même un manchot jouait un peu mieux que lui. M'enfin, je ne vais pas non plus critiquer ses performances. À part Axl, y'avait Suzuki, une fille super cool, qui jouait de la basse comme une déesse. Elle valait Paul McCartney, en matière de basse, sincèrement, elle gérait le rythme et la mélodie tellement bien, qu'elle mettait des fois le son un peu plus fort que les guitares. Et enfin, Sho. Sho, c'était... Un dingue. Un taré. Le genre de mec qui était capable de faire un strip-tease en slip kangourou devant les profs, sérieux ! (En plus, je crois qu'il l'a fait, le con.)

    . Pourquoi je vous parle de ce beau monde en décrivant leurs activités musicales ? Parce qu'on a formé un groupe, ensemble. Un groupe de rock franchement épique ! Mon premier groupe, et là, j'ai découvert ce qu'était la joie de vivre. Rare, hein ? Pour un dépressif comme moi, la joie de vivre. Pour les premières fois de ma vie, quand on jouait, je souriais vraiment. Notre groupe n'a pas tenu longtemps, on a duré quoi... Quatre mois ? Peut-être un peu plus... Mais on nous reconnaissait comme un bon groupe. J'étais au chant, en plus d'être soliste. Et le monde nous admirait. Ils nous regardaient, quand on jouait, des gens nous admiraient... C'était comme la première fois que j'étais sur scène... Mais rapidement, on se prenait la tête, et un soir où l'on devait jouer, devant le reste de l'internat... On s'est tellement prit la tête, Axl voulait la perfection, je la voulais aussi. Sho en avait plein le cul, il a cassé un miroir, en donnant un coup de poing dessus. Suzuki ? Elle en avait marre de toute cette merde. Elle s'est barré. Loin. On avait plus eu de nouvelles les heures qui suivaient. Le guitariste, quant à lui... Était dépité. Il a voulu arrêter. Moi ? Je suis reparti dans ma chambre. J'ai voulu me reposer. Je n'ai pas pu. J'ai pleuré. Encore, et encore. Je n'ai jamais vraiment pu m'en remettre. C'était il y a un an, à peu près. On s'approche dangereusement du présent, comme je vous le disais. Mais un an, c'est encore long, non ?

    Trop d'émotions, d'un coup. On va parler un peu d'autre chose. Tenez, vous savez pourquoi on m'appelle Katsu ? Ça venait pas d'une histoire de bouffe en plus. Non, parce qu'en plus, les reportages que m'avait fourni Axl sur la viande m'avait fait complètement changé mon régime alimentaire : j'étais devenu partiellement végétarien (parce que je suis désolé, mais arrêter les makis au thon, pour moi, c'était impossible...). Non, en fait, ça venait d'un prof qui avait du mal à lire mon nom "Katsumoto". Du coup, pour le reste des gens, j'étais devenu un morceau de viande végétarien. La vie était pleine de bizarreries. Mais ça m'amusait, d'avoir un surnom. Autant moi que les autres. Peut-être eux un peu plus ? Allez savoir. Mais au moins, j'avais une étiquette sur le front, je n'étais pas "dans la masse", comme j'aime dire. J'ai continué à traîner avec Suzuki et Sho. Avec Axl, on se voyait que tous les deux. En solo. E n tête-à-tête, souvent pour déconner. Au final ? J'ai dû faire un choix, selon Suzuki et Sho. J'ai préféré resté avec Axl, même si ça me brisait le cœur, quelque part, perdre deux amis. Mais j'ai horreur des ultimatums, et encore plus des gens qui me les posent.

    Sho a fini par sortir avec Suzuki. J'étais amoureux de Suzuki. Et il l'avait eu avant moi. ''Quoi, lui ? Un homme sans cœur ? Il ne peut pas être amoureux, c'est faux''. Ben si. Tout homme a une limite. La mienne n'a jamais été l'amour. Pourquoi j'étais amoureux d'elle ? Sincèrement, je n'en ai aucune idée. Surtout que je ne voulais pas la considérer comme une amie... Alors, l'amour, dans ma tête, ça faisait à la fois ''oui, non, tu ne sais pas trop'', mais c'est vraiment quand le groupe s'est dissout que j'ai fini par me rendre compte que je ressentais quelque chose. La nuit, je rêvais souvent d'elle. Et de Sho, qui arrivait, pour me tabasser. Ça me faisait mal, alors que j'avais du mal à ressentir la douleur morale. J'ai fini par ne gardais que des contacts sérieux Axl. Des contacts amicaux. On parlait le soir, des fois, mais je n'avais plus touché à ma guitare. Des fois je chantais. Un jour, il avait ramené un ukulélé et il jouait des morceaux pendant que je chantais. Je chantais dans les graves, à ce moment-là. On dormait ensemble, des fois, on avait des délires gays, c'était marrant. Puis on s'était rendu compte d'un truc spécial, ce soir-là... On était que tous les deux, il jouait un morceau doux, puis ma voix commençait à monter dans un registre que.. j'avais du mal à décrire. Mais c'était spécial. Si spécial, que quand je me suis mis à chanter vraiment fort, à dépasser des décibels que je n'avais jamais atteintes... La chaise d'Axl a commencé, soudainement à brûler, et mon ami commençait à saigner de.. la main, puis des yeux. Il me regardait, puis se tenait la tête. Il souffrait, criait. Il n'en pouvait plus... Il voulait presque mourir. Puis on s'est réveillé le lendemain. Sans savoir ce qui s'était réellement passé...

    Ce jour, nous n'en avons parlé à personne. On s'était réveillé, comme si de rien n'était, j'espérais juste que... Personne ne devait savoir, ce qui s'était passé, surtout que nous-mêmes, on ne sait pas ce qui s'était vraiment passé... Ça faisait mal à l'intérieur... De savoir que j'allais encore perdre un pote... On avait du coup, arrêté de se voir avec Axl. Nous n'avions rien eu, en vérité. On avait eu des hallucinations, et en toute sincérité, on n'avait rien pris, du tout. Ni drogue, ni alcool, donc au final, on voulait s'abandonner. Je n'avais plus personne... Ni Suzuki, ni Sho, ni Axl... Mais surtout Suzuki... Suzuki était une fille, certes, fort sympathique, et grave asociale, en passant. On se parlait peu, mais malgré tout, c'est elle qui m'avait appris à faire du piano, de la base, qui m'avait appris les bases du solfège... Elle avait fait tant pour moi, par simple amitié, et j'aurais voulu lui rendre tout ça, en tellement plus grand, mais... J'en étais incapable.

    Un soir que je me rendais dans son dortoir, pour lui laisser un mot, elle arriva, après moi. Elle me regardait d'un air assassin, mais pas pour autant... Enfin, c'était méchant, sans être méchant, comme une fille qui vous regarde parce que vous lui avez dit quelque chose de méchant, mais qui ne la blesse pas plus que ça. Mais malgré cela, je ne savais pas trop comment réagir. Je la regardai, en baissant un peu les yeux, et à part la saluer et cacher ma lettre... Je ne savais pas trop quoi faire. Outre les ''salut, ça va'', elle prit la parole, me demandant bien évidemment ce que je faisais là. Et... Pour être honnête, je ne me souviens plus vraiment de la suite des événements, mais à ce qu'il parait, elle avait quitté Sho. J'étais heureux, mais autant le cacher, je ne savais pas pourquoi, et si ça se trouve, elle l'aimait encore ? Non, je ne devais pas me jeter sur une telle occasion. En revanche, elle, ne s'en priva point. Je ne sais plus pourquoi, mais, on a fini par s'embrasser... Lentement. Mon premier baiser... C'était... Bon ? Ouais, ça l'était. Et la nuit dura... Et nous étions... ou du moins, j'étais bien... Et quand la soirée commença à devenir plus torride qu'elle ne l'était déjà... Sho arriva, sans doute pour s'excuser. Et merde... Qu'est-ce-que j'allais sortir, moi ? Qu'est-ce-que j'allais dire ? Je n'allais certainement pas le voir, pour lui dire que j'allais tout lui expliquer, il m'en voudrait encore plus. Non, c'est lui, une fois de plus, qui prit l'initiative. Suzuki se retira, tentant de se rhabiller le plus rapidement possible, quant à moi... Je remontai mon froc, et Sho partit en courant, la haine dans ses yeux. Suzuki partit. J'étais seul. Je pleurais.. Pour la première fois de ma vie. Je pleurai. Je rentrai finalement dans ma chambre, et m'allongeait dans mon lit. Ma main sur l'épaule, les larmes coulaient comme un torrent. Je criais, j'en pouvais plus... Et en me réveillant...

    Où étais-je ? Je n'en avais aucune idée. Il y avait un prof, avec moi... On était dans un squat. Comme le squat de Tanguy, à l'époque... Sauf que... Je n'étais pas fou, quelques secondes avant, j'étais encore en train de pleurer dans ma chambre. Dans mon dortoir. Et le prof, qui se trouvait avec moi... Était tétanisé. Une araignée géante se déplaçait vers lui... Et l'avala... Putain, je pleurais encore, je voulais m'éloigner.. Puis j'y ai vu.. Des poupées en porcelaine... vivante. Qui se déplaçaient, non pas vers moi mais... Je ne sais pas... Vers la dernière position du prof... Avec des couteaux, et ma voix, sans cesse, ne s'arrêtait de criait, jusqu'à ce que... Mon téléphone sonna. Tout s'arrêta. Le prof, qui était dans mon dortoir, était à terre, terrorisé. J'essayais de le rassurer, de lui demander ce qu'il avait. Et à par me répondre en tremblotant ''Les... Les... Araignées... Et les... Les... Emily...'' Je ne comprenais rien, mais.. Les araignées... C'était moi ? Était-ce moi qui avait... provoqué ça ? Aucune idée, je regardais mon portable. Un appel manqué. Je rappelais, c'était Suzuki... Qui m'appelait, qui me demandait de l'aide. Sho avait-il été violent avec elle ? Aucune idée. Je lui demandais sa position. Un vieil entrepôt ? Qu'est ce qu'elle foutait dans un vieil entrepôt ? Oh et puis merde, je n'avais pas le temps pour ces conneries... C'est ce qu'est-ce-que je me disais, du moins... Je pris le papier sur lequel le prof avait un truc à me demander... Mes parents. Ils m'avaient retrouvés, et venaient me chercher demain. Pourquoi ? J'avais fais quoi pour mériter ça ? Finalement, je me mis à fuir de l'internat. Pour rejoindre Suzuki.

    Il était tard. J'étais triste, mais motivé. Que voulait-elle ? Je n'en savais foutrement rien. Mais en attendant, elle voulait me voir. Je me précipitais ainsi vers l'entrepôt où elle prétendait être, et avec une lampe, m'aventurant dans cette ville sombre, obscure, que je n'avais déjà pas vraiment voulu visiter de jour. Alors, imaginez la nuit, avec peu de lumières et des lampadaires qui marchaient mal. C'était calme. Bien calme. Beaucoup trop calme. Et je ne voyais rien au-delà de quinze mètres. C'en était dérangeant. Mais je devais m'y faire. J'avançais, doucement... Je tremblai un peu. Je n'aimais pas spécialement le noir... Fukuoka, au moins, était éclairé. Là, même pas. Enfin, si, mais vraiment très très peu. Et vu où était l'entrepôt... J'en aurais eu pour au moins une heure ? Je devais me dépêcher. J’attendais quelques secondes, quand une voiture passa. Je me mis devant elle pour qu'elle s'arrête, simulant que je m'étais gravement blessé. L'homme sortit de la voiture, se précipitait vers moi, et me demandant si j'allais bien. Une fois à mon niveau, je lui donnai un énorme coup de poing dans le ventre, le poussa sur le côté et utilisa sa voiture. C'était marrant à voir. Avant de comprendre le fonctionnement de la pédale de l'embrayage, du frein moteur et tout ce bordel que j'avais fini par manier un peu d'une manière aléatoire, en priant, presque ; l'autre gars avait failli me rattraper. Mais bon, il n'a finalement pas pu. Accélérant, ralentissant sur la fin, j'entendais la police quelque part, qui zonait. Je priais pour qu'ils ne me trouvent pas. La voiture a finalement eu un accident, et moi, j'étais très près de l'entrepôt.

    Quelques temps après, quand je pénétrais dans l'enceinte de la cour de ce qui me semblait être l'entrepôt, la police était derrière moi. Elle m'avait suivi. Et la première chose quand j'ouvrit la porte des bâtiments, pour m'y cacher, et chercher Suzuki était... Des... Cadavres. Pendus avec des chaînes par les pieds, comme de la viande, c'était... Aouh... Et plus loin il y avait un bruit, comme si un goret mangeait. Je m'approchai. J'ouvris doucement la porte coulissante qui ne se retenait pas démettre un son peu discret, et je vis.. Une table, avec du sang. Et Shô, de dos. En train de... Manger... un cadavre... Puis mon portable vibra à plusieurs reprises : j'avais de nouveau du réseau. C'était des messages de Suzuki... "c'est un monstre, aide-moi, j'ai besoin de toi" et autre... Sho se retourna. Son visage ensanglanté. J'avais peur. Il avait l'air d'un monstre. Sa peau avait l'air défréchit... J'en avais les larmes aux yeux. Il se retourna, me vit. Il me parlait, mais je n'écoutais pas. Je voulus me retourner, mais je vis la pire horreur de ma vie... Suzuki... Comme Sho. Même pire. Elle me pris par le cou. Son costume de soie était quasiment en lambeau, sur elle... Pourquoi... Pourquoi était-elle comme ça ? Elle me pris par le cou, donc, et d'un air de défie, me dit que je ne valais pas plus que ça d'être tué. Puis la police arriva. Et des coups de feu retentirent. Et je vis la partie haute de mon aimée partir en sang, gicler là où elle était plus... "admirée" si je puis dire. Mon visage était couvert de son sang, son odeur en imprégner mes sens : la charogne défraîchie, découpée... Je me mis à fuir, de nouveau. Dans la cour. Sho y était. Il m'attendait.

    Pour moi c'était fini, c'était la fin. Je ne pouvais plus rien. Et dans mes cris, résonnait ces mêmes notes que je faisais résonner avec Axl. Étrange, non ? Il parle de musique avant de mourir. Je sais, ça peut paraître bizarre. Mais pourtant. J'essayais une intonation différente de dire des choses, ou juste, même, de crier. En fait, je ne savais pas trop. Je ne chantais pas, je ne criais pas... Ce que je peux encore dire, c'est que j'émettais des sons ? Ouais, c'est encore ce qu'il y a de plus précis. On ne se retrouvait pas dans cette dimension où j'avais l'habitude d'être, dans cette folie pure et dure. En revanche, tout ralentissait... Moi, lui, le temps. Je le voyais, il commençait à courir... derrière moi, il y avait... Quelque chose, je ne savais plus quoi, mais je mis bras en arrière, pour récupérer.. Une barre de fer ! En aluminium, voilà ! C'est ça, et quand il est arrivé devant moi... J'ai donné un grand coup, de toutes mes forces. Il était à terre. Inconscient. Mort ? Je ne pense pas, mais bien affaibli. Mais Suzuki s'était chargé des deux agents... Et elle allait s'occuper de moi. M'enlaçant par derrière afin de me mordre, me manger, ou je ne sais pas quoi... Une bourrasque de vent. Pire qu'un ouragan... « On tourne autour du "what the fuck" avec moi », vous vous dites. Ben, je ne sais pas trop... Pour vous dire, c'était... Un homme. Habillé d'une manière que je qualifierais de classe : comme un anarchiste, rangers, treillis, veste en soie, en queue de pie, chapeau. Sho.. Dans les minutes qui suivirent, après s'être relevé, fut transpercé de lames. Et mort. Suzuki... Elle attaquait d'une manière.. Enfin, on se serait cru dans un manga, tellement cela paraissait irréaliste. Rock Lee contre Gaara, vers les premiers tomes, si vous voulez. Une bataille de titans. L'homme finit par se faire maîtriser. Pendant que je restais sur le côté... Je ne voulais pas qu'il meure, alors qu'il m'avait sauvé. Je n'avais plus le choix. Je me mis à courir vers elle, et en lui donnant un coup de poing, ses vêtements... prirent feu... Elle était en feu.

    Sa tête à mes pieds. Tout s'était passé trop vite. J'étais... Je ne sais pas. Je venais de me réveiller, sans doute. Et sa tête était là, à mes pieds. Celle que j'aimais... Oui, elle était morte, changée, complètement différente. Et elle était décapité, sa tête roulant vers moi. Je devais me déconnecter des horreurs du monde. Après tout ça, comment vouliez-vous que j'ai une vie normale ? Je n'avais même plus peur. Je n'étais même plus.. triste ? Je crois. La police arrivait, selon la radio des deux agents. Mon... sauveur, si j'ose dire... Était là. Il me regardait, l'air d'un homme suffisant. Il se montrait bien supérieur à moi. J'étais triste, j'avais mal... Tout ce qu'il a fait, c'est me donner un mot, une lettre. Une enveloppe. Puis il est parti... J'ai attendu. Assis sur les rochers, pendant des heures, regardant la ville en bas, et moi, sur mes collines élevées, j'étais perdu. Abandonné. Je reverrai sans doute dans quelques heures mes parents... Non, je ne voulais pas, bien sûr que non... Mais avais-je le choix ? Sincèrement ? j'étais là, je me disais « Non, par pitié, non. Tout, sauf eux... Je ne veux plus... Je ne veux pas. Tuez-moi. ». J'étais là. Face au monde. Ou plutôt, au vide. Face à la falaise, debout. Prêt à sauter. En plus d'avoir tué celle que j'aimais, on m'avait ordonné de retourner avec ceux que je ne pouvais plus me voir ? Je n'en pouvais plus. Prêt à franchir le cap. J'étais là. Devant. Seul. Tout seul. Puis en dernier acte, j'ouvris la lettre. Dedans ? De l'argent, des billets, et un mot. « Tout n'est pas encore fini. Tu peux encore changer. Université Gotaï, Tokyo, XXX XXX XXX ». Pourquoi ? Non, je voulais savoir pourquoi. En fait... Si ? Oh bordel de merde... J'étais encore plus perdu que jamais. Schrödinger disait "la curiosité tua le chat". C'est pour ça l'homme est vivant ? Car il est trop curieux ?

    J'avais assez pour prendre les transports en commun. J'avais disparu. Une nouvelle fois. Aucune trace de moi, nulle part. J'étais passé prendre des affaires de rechanges à l'orphelinat, et récupérer mes deux grattes, dans deux housses différentes. J'avais pas pris mon amplificateur, - j'aurai plus eu de places, sinon -, puis sur le chemin, je m'étais pris une paire de Paraboots. On va dire qu'elles feraient office de rangos. Les rangers de cet homme m'avaient marqué. J'avais envie d'en avoir aussi. Puis elle marquerait le début d'une vie nouvelle. D'une vie d'une renaissance. Une vie, où les erreurs ne s'enchaîneraient pas. Où la chance pourrait sans doute enfin me sourire ? Je pris le premier train pour Tokyo, cherchai des trains, et avait tout juste assez, avec l'achat de la nourriture, pour pouvoir survivre, jusqu'à mon arrivée à Gotaï. Prêt pour démarrer, peut-être une vie nouvelle ; en laissant bien sûr, en moi, cette marque immense. Cette plaie que j'ai au cœur. Cette peine indélébile. Ces blessures qui, jamais, ne se sont refermées...


Et qui ne se refermeront sans doute jamais.
Histoire


   


    ✘ Hallucinations - Le son de ma voix produit... Des trucs... À chaque fois que je tape dans les notes qui me donnent ces pouvoirs, je fais voir aux personnes que j'affronte, des choses, qui... Enfin, qu'ils ne veulent pas voir. Ou si, justement. En fait, je provoque des visions aux autres. Et ce, bonnes ou mauvaises. Là dépend de ma volonté, soit mon son est plus ou moins doux (et même en criant, d'ailleurs, j'arrive à taper dans la douceur musicale), et là, la ou les personnes en face de moi seront plongées dans un euphorie totale, soit je fais tout pour rendre ce son malsain, et là, les personnes y verront quelque chose de pire, de selon sordides, horribles. Et souvent, ce sera la pire des choses pour eux, le truc qu'ils ne voudront pas voir, par peur, ou par haine. Ou par tristesse.
    ✘ Propulsions - Quand je tape dans les aiguës, ma voix envoie une sorte de coup de poing puissant invisible, mais peu offensif. Cela sert surtout à propulser mon ennemi. Après, là où il est propulsé, tout dépend de son poids et de ma forme, mais en général, une homme de quatre-vingt kilos est propulsé à dix mètres. Quarante kilos, je dirais trente mètres, et... vers les cent kilos et plus, ça dépasse pas cinq mètres, généralement.
    ✘ Ralentissement - Quand ma voix commence à se transformer en voix apeurée, si j'ose dire, et que je cri de toute mes forces, le temps se ralentit, tout autour de moi. Tout est ralentit. Moi, comme les autres. Cela peut sembler inutile, mais ça me laisse un temps de réflexion très important. Et très pratique. Par exemple, quand quelqu'un court, je peux anticiper sa course avant lui. C'est donc nettement plus pratique que tout.
    ✘ Heal-Random - Ce n'est pas un simple sort de soin. C'est une douce mélodie que je chante près de quelqu'un pour que cette personne se croit soignée. Pourquoi se croit ? Simplement parce qu'en fonction de la personne, d'une manière aléatoire, ce sort va soit soigner la personne, soit la faire croire soigner. Je m'explique : si elle est mal soignée, elle va se sentir bien, au début, mais après, elle va commencer à avoir des vertiges, et à perdre les pédales. Pour faire le traître, ce sort est efficace, mais je ne sais jamais si mon soin va être réussi, ou justement, défectueux..
    ✘ Lames - Je peux faire apparaître des lames enflammées, qui, au contact de quelqu'un, peuvent exploser ou non. Pour habitude, quand je me bas, je fais apparaître une lame enflammée, dans ma main, et une deuxième qui fera office de lance, donc de... grenade, si j'ose dire. Mais je ne garde pas longtemps la première lame - généralement deux minutes -, car... Elle brûle...
    ✘ Embrasement - Au contact physique de quelqu'un, si je me concentre bien, je peux foutre le feu aux parties inflammables de la personne (et généralement les vêtements). Après, l'importance du feu de départ dépendra de la puissance du coup que je donnerais.
    ✘ Atmosphère pesante - Avec énormément de concentration, je peux faire changer la température ambiante pendant environ une quinzaine de minutes : j'y ajoute 50C° environ. C'est dur à faire et je ne m'habitue pas moi-même à la chaleur, donc j'évite d'en abuser - pour ces deux raisons. -

Techniques & Sorts


   
HRP
Dans la réalité je suis...
▲ Pseudo(s) fréquent(s): MAPS.otw
   ▲ Tu as quel âge? 16 ans
   ▲ Tu nous a trouvé où ? En cherchant sur Google ? Ou autre, se sais plus.
   ▲ Comment tu trouve le forum ? Beau, mais trop "lumineux". Mais beau quand même.
   ▲ T'as un autre compte ? Lequel ? Aucun.

   
Code de Frosty Blue de Never Utopia


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Masters
Yens : 5452
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Jeu 13 Nov - 19:17

Bienvenue sur le forum !
Je vais m'occuper de ta fiche, bonne continuation ♥


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Masters
Yens : 5077
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Jeu 13 Nov - 19:26

Je te souhaite la bienvenue ici. ♥
Bon courage pour ta fiche o/
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Shadows
Yens : 5187
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Dim 16 Nov - 10:30

Bienvenue sur le forum. Happy
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Guardians
Yens : 5926
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Dim 16 Nov - 14:02

Bienvenue et bonne continuation !
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Mirrors
Yens : 5317
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Dim 16 Nov - 17:45

Bienvenue à l'asile l'académie ♫
Ta fiche est génial et j'adore ton perso~

Si j'ai bien compris, tu va dessiner ton personnage pour ton avatar ? J'ai hâte de voir ça ♥



The Hurricane

« We rise and we fall,
unable to always stand tall.
It is not our pride that empowers,
but the memories of what is ours.
It gives us strength and heart,
to not give up at the start. » © Joy

Je me plaint en #990000
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Masters
Yens : 5134
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Dim 16 Nov - 20:24

C'est ça, tu as tout compris ~. Merci bien pour ton enthousiasme, en tout cas. Ça me fait chaud au cœur. Et merci à vous tous pour vos messages d'accueil. La fiche devrait être finie fin de semaine prochaine, normalement.


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Masters
Yens : 5933
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Sam 22 Nov - 11:33

Welcome à toi king


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Masters
Yens : 5134
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Sam 22 Nov - 12:10

L'avatar est fait, certes, je dois encore améliorer le dessin, mais d'ici encore une semaine, je pense que ce sera bon. La fiche est terminée, s'il y a un soucis, n'hésitez pas.


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Masters
Yens : 5452
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Sam 22 Nov - 12:14

Ta fiche est pas mal mais par contre dans tes sorts, peut tu retirer "pouvoir du feu" et "pouvoir du son" ? Seules les techniques suffisent :3


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Masters
Yens : 5134
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Sam 22 Nov - 12:18

Aucun soucis ~.


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Masters
Yens : 5452
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Sam 22 Nov - 12:40

Aussi, l'âge de ton personnage. On le croirait plus vieux sur l'avatar ^^'
Mais bon pourquoi pas. Je pense quand même que 17 ans serait plus approprié mais si tu veux on peut laisser :3


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Mirrors
Yens : 5317
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Sam 22 Nov - 19:09

Moi j'trouve qu'il fait pas si vieux sur son vava... J'ai déjà vu des mecs de 15ans avec une barbichette hein *rire*

Sinon, ton coups de crayon est vraiment sympa~



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Masters
Yens : 5452
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Dim 23 Nov - 9:50

Dans ce cas, j'attends juste la confirmation de Shun et je peux le valider. :3


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Masters
Yens : 5134
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Dim 23 Nov - 17:00

Disons que c'est justement fait exprès. Je veux le faire encore plus vieux qu'il ne l'est vraiment, pour vraiment accentuer le côté vieux de mon personnage. C'est bien fait exprès, ne t'en fais pas ~.

Et merci bien Gabriel. Le vava sera encore à modifier, comme je l'ai dis. J'espère le résultat final mieux.


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Masters
Yens : 5452
MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   Dim 23 Nov - 19:25

“ Tu es validé ! ♥ „
ET EN PLUS TU REJOINS LES GODMASTERS !

▲ Ta fiche est vraiment bien construite et on parvient très bien à cerner le genre de ton personnage. Je te donne la couleur et le rang de ton groupe + valide et verrouille ta fiche.
Je peux donc te valider officiellement et te permettre d'avoir accès aux autres services du forum.
De plus, tu rejoins la chambre 4 du troisième étage.

PS : (tu reçois 30 yens pour avoir finis ta fiche !)

Voici encore quelques petits liens qui devraient t'être utiles :
Listing des avatars
Un petit sondage actuel
Faire sa fiche de relations
Demander un rp



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MessageSujet: Re: » Katsu, le morceau de viande, pour vous servir. ||Fini : 100%||   

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